70. SIESTE

Après le déjeuner sur la plage, Mata Hari me propose une sieste. Dormir l’après-midi ? Il y avait longtemps que cette idée ne m’avait pas traversé l’esprit. Faut-il que nous soyons riches de temps et de désœuvrement. La sieste me semble la première preuve réelle que nous sommes bel et bien en vacances. Ayant rangé nos affaires de plage et pris une douche, nous nous enfouissons sous un drap fin et là nous essayons de trouver de nouvelles manières de fusionner nos deux corps de moins en moins étrangers.

Alors que je suis recouvert de sueur, je m’endors.

Je rêve.

Pour la première fois, peut-être, depuis très longtemps, je ne rêve pas d’une histoire. Je rêve de couleurs. Je vois des lumières bleu clair qui dansent sur un fond bleu marine. Les lumières se transforment en étoiles, puis en rosaces, puis en spirales. Elles virent et deviennent dorées, puis jaunes, puis rouges, forment des cercles concentriques puis des lignes qui se prolongent en perspective vers l’infini. À nouveau les lignes se diluent, composent des losanges qui s’écartent comme si je volais vers eux. En même temps une musique planante à base de chœurs de femmes résonne à l’intérieur de ma tête. Les losanges se transforment en ovales mous qui s’étirent, se rejoignent en mosaïques de toutes les couleurs. Ce sont des tableaux abstraits mobiles qui s’enchaînent les uns aux autres.

— Psst…

Je sens une main fraîche sur mon dos.

— Pssst…

La main serre mon bras et le secoue.

— Réveille-toi.

Je quitte un océan blanc d’où émergent des arbres pourpres pour ouvrir les yeux sur le visage de Mata Hari.

— Qu’est-ce qu’il y a ?

— Il m’a semblé entendre un bruit dans le salon.

Quelqu’un fouille chez nous.

Aphrodite ?

Je bondis nu hors du lit.

J’arrive et surprends une silhouette. En contre-jour, je ne la distingue pas bien. Tout ce que je vois c’est une toge et un grand masque qui lui couvre entièrement le visage. Un rayon de soleil dardant à travers les rideaux me laisse entrevoir qu’il s’agit d’un masque de théâtre grec représentant un visage triste.

Le déicide ?

L’intrus ne bouge pas. Il tient mon Encyclopédie du Savoir Relatif dans ses mains. Il veut voler mon Encyclopédie. IL VOLE MON ENCYCLOPÉDIE !

Où est mon ankh ?

Toujours nu, je bondis sur le fauteuil, fouille dans les replis de ma toge et tire dans sa direction. Je le rate.

Le voleur préfère déguerpir. Je le poursuis. Nous courons entre les maisons. Il slalome entre les arbres. Je slalome aussi.

Je m’arrête, le mets bien en joue et tire. Mon éclair de foudre fend l’espace et le touche. Il lâche l’Encyclopédie et tombe. Je l’ai eu ! Je me précipite. Il se relève, porte sa main à son épaule. Je l’ai blessé. Il se retourne, me fixant derrière son masque, et se remet à courir. Je ramasse l’ouvrage précieux de la main gauche et, brandissant toujours l’ankh dans la droite, je galope derrière lui.

— Hé ! dis donc ! Nous ne sommes pas dans un club de naturistes, je te l’ai déjà dit, Michael ! lance Dionysos de loin.

Je n’ai pas le temps de lui expliquer la raison de ma tenue. Je poursuis le déicide. Il est blessé à l’épaule, je devrais l’avoir.

L’intrus zigzague entre les jardins, saute les haies, serrant son épaule meurtrie. Il reste cependant bien alerte.

Je cours toujours derrière lui, nu, mes pieds s’écorchant sur les graviers, mes cuisses sur les haies. Je m’accroupis, le vise à nouveau en m’appuyant sur ma cuisse, tire plusieurs fois et le rate. Mes impacts d’ankh trouent des arbres ou brisent des fenêtres.

Les rues sont désertes, tous les élèves sont encore sur la plage. Je cours seul, décidé à l’avoir.

Il monte sur un muret, marche en équilibre. Je n’ai jamais été très doué pour ce genre d’exercice mais je ne veux pas renoncer alors qu’il est à ma portée. À un moment je suis sur le point de tomber, mais l’importance de la situation m’apporte un surcroît d’adrénaline qui compense mes faiblesses.

La course reprend. Je galope. Il pénètre dans une grande bâtisse. La porte béante bouge encore. J’entre à mon tour.

À l’intérieur la salle ressemble à un laboratoire. Mais à bien y regarder ce n’est pas qu’un laboratoire, c’est aussi un zoo. De grandes cages voisinent avec des aquariums. Je sens que le déicide est caché ici. J’avance doucement, ankh en main, toujours prêt à tirer. C’est alors que j’aperçois des êtres vivants à l’intérieur des cages.

Je vois des petits centaures. Cependant ils n’ont pas des pattes de cheval mais de guépard. Probablement pour courir plus vite, leurs torses sont aussi plus étroits. Ils viennent vers moi et tendent la main à travers les barreaux, comme pour me supplier de les sortir de là. À côté je vois des chérubins avec des ailes non pas de papillon mais de libellule. Des griffons avec des ailes de chauve-souris et un corps de chat. Alors que j’avance à la poursuite du déicide, j’en déduis que c’est là un laboratoire dans lequel quelqu’un conçoit de nouvelles chimères ! Est-ce le laboratoire d’Héphaïstos ? Non, il me semble qu’il ne travaille que sur des machines, robots ou automates. Ici c’est un laboratoire du vivant. Il y a des bocaux avec des lézards à tête humaine, des araignées pourvues de petites jambes, et même des hybrides de végétaux : bonsaïs terminés par des bras et des mains, champignons équipés d’yeux globuleux, fougères dont les branches roses font penser à de la chair, fleurs dont les pétales sont des oreilles. On se croirait dans un tableau délirant de Jérôme Bosch, si ce n’est que même le peintre flamand n’avait imaginé de tels mélanges organico-végéto-humains.

Si c’est un laboratoire, ça doit être celui du diable, ou en tout cas d’un être sans empathie pour les créatures qu’il crée.

J’ai la nausée. La plupart de ces chimères perçoivent ma présence et s’agitent ou tentent d’exprimer leur volonté que je les libère.

À nouveau me revient la comparaison avec l’île du docteur Moreau. Ici on se livre à des expériences pour mélanger l’humain et l’animal, ou plutôt le divin et le monstrueux. Quel peut être l’intérêt de fabriquer ces chimères ? Tous ces petits êtres maintenant sont excités et tendent leurs mains dans ma direction à travers leurs barreaux. Ceux qui sont enfermés dans des aquariums se cognent contre la paroi. J’ai un sentiment de dégoût et j’ai envie de les libérer tous. Je ralentis mon pas. J’oublie un instant pourquoi je suis là.

Un bruit de fiole cassée me le rappelle. Le déicide s’est caché. Il est devant. Je cours. Et j’arrive dans une autre zone du laboratoire contenant des centaines de bocaux sur des étagères. Tous remplis de petits cœurs sur pattes similaires à celui que m’a offert Aphrodite. Ainsi elle a initié dans cet endroit un élevage de… « cœurs à offrir » à ses prétendants. Celui qu’elle m’a proposé n’est donc pas unique.

Intrigué, je ne peux m’empêcher d’approcher. Ils émettent des petits couinements tristes qui ressemblent à ceux des chattes en chaleur.

J’ai envie de quitter vite cet endroit. Je repère une vitre cassée ; le déicide a dû filer par là. En effet je discerne sa silhouette qui s’éloigne.

Je passe la fenêtre. Je le poursuis.

Nous voici sur la grande avenue. Je gagne du terrain et lorsque je m’estime à distance suffisante je le remets en joue. Mais mon ankh est déchargé, je tire à vide.

Je replace l’ankh inutile autour de mon cou et ramasse une branche de bois pour m’en faire une arme.

Devant moi la silhouette au masque triste court en direction du quartier des ruelles sinueuses. Nous voici dans le labyrinthe. Mon coureur prend un peu d’avance mais j’arrive à le suivre.

Il est entré dans la rue de l’Espoir. Ce doit être un élève car il n’a pas l’air de savoir que c’est une impasse. Cette fois il ne peut plus fuir, je le tiens.

Lorsque j’arrive au bout, l’impasse est vide. Au fond, de grosses caisses sont entassées. Il n’a quand même pas pu se volatiliser.

Je pousse les caisses : en vain. Alors je repère au sol des gouttes de sang. Du sang d’un dieu. Elles s’arrêtent sous une grosse caisse qui me semble impossible à soulever, mais lorsque j’essaie de la pousser dans tous les sens je constate qu’elle pivote sur le côté. Un passage secret.

Je m’enfonce. C’est un tunnel qui passe sous la muraille. Je marche longtemps, suivant ces gouttes de sang.

Je débouche sur la forêt qui mène au fleuve bleu. Je ne le vois plus. Je m’arrête, essoufflé.

Un bruit de sabots. Les centaures sont là et m’encerclent.

— Dites donc, la cavalerie, vous êtes un peu longs à réagir, dis-je, courbé pour reprendre mon souffle.

Athéna descend et atterrit tout près de moi.

Pégase bat majestueusement des ailes.

— C’était qui ? demande la déesse de la Sagesse qui semble déjà connaître mon aventure.

— Je n’ai pas pu le voir, il portait un masque.

— Un masque ?

— Un masque de théâtre grec, un masque avec une mimique triste, un peu comme ceux qui ont servi durant la représentation de Perséphone.

— Il a dû s’en emparer dans la remise aux accessoires.

— Je l’ai blessé à l’épaule.

Elle est très intéressée par cette remarque.

— À l’épaule, dites-vous ? Dans ce cas nous le tenons. Il ne pourra pas traverser le fleuve bleu.

Elle ordonne aux centaures d’aller se placer sur les berges. Les sirènes, comprenant qu’il se passe quelque chose de nouveau, sortent leurs visages et leurs longs cheveux de l’eau. Nous attendons mais il ne se passe rien. Le déicide a bel et bien disparu.

Athéna frappe le sol de sa lance.

— Faites sonner le tocsin. Nous allons procéder à l’appel des élèves.

Dans la minute qui suit, alors que les cloches du palais de Chronos battent à tout rompre, les élèves sont déjà réunis sur la grande place sous l’arbre central. Je me rhabille et chausse des sandalettes.

Nous voici en longue file comme au premier jour de notre arrivée en Aeden, mais moitié moins nombreux. Les élèves se présentent un par un pour décliner leur nom et montrer leurs épaules dénudées.

— Il en manque un, annonce enfin la déesse de la Sagesse vérifiant avec satisfaction sa liste de noms.

Je me doute de qui il s’agit.

— Joseph Proudhon.

Des murmures parcourent l’assistance.

— Proudhon ? Elle a dit Proudhon ?

— De toute façon moi je l’ai toujours su. Ça ne pouvait être que lui.

— Sa civilisation des rats est complètement dépassée.

— Il a mal supporté le jeu. Il s’attaquait aux gagnants, dit Sarah Bernhardt. Rappelez-vous. D’abord Béatrice, du peuple des tortues, Marilyn Monroe, puis tous les autres.

— Il est venu chez moi, dis-je. Pourquoi se serait-il attaqué à moi ? Je ne suis pas un gagnant. Je suis douzième.

— Mais il était derrière toi. Tous ceux qui sont devant lui sont ses futures victimes, poursuit Sarah Bernhardt.

— C’était un anarchiste, il n’aimait pas les dieux, dit Édith Piaf.

— Il a toujours dit qu’il voulait détruire le système, renchérit Simone Signoret.

Athéna annonce qu’une grande battue sera organisée dans la forêt bleue pour le retrouver.

Nous sommes donc mis à contribution pour traquer l’anarchiste.

Les centaures avancent avec leurs tam-tams en ligne à partir des berges du fleuve bleu pour le rabattre sur nous. Tous les élèves, aidés des satyres, tendent un long filet. On se croirait à la chasse au tigre dans une forêt du Bengale.

Au-dessus de nous, les griffons volent en lâchant des piaillements rauques. Un peu plus bas, les chérubins volettent entre les branches pour vérifier que le fugitif n’est pas caché dans les frondaisons des arbres.

Mata Hari n’est pas loin de moi. Nous avançons, mais au bout de quelques dizaines de minutes, la ligne des centaures et la ligne des élèves se rejoignent sans avoir débusqué Proudhon.

Athéna est préoccupée.

— Il ne peut avoir quitté l’île ni être monté au-delà du fleuve. Il faut le trouver. Cherchez partout, l’île n’est pas si grande, il ne peut pas se cacher indéfiniment.

La traque prend de l’ampleur. Nous fouillons la plage, les alentours de la cité. Des escadrilles de griffons fendent le ciel à la recherche d’une trace du tueur de dieux, alors que le tocsin sonne toujours.

Proudhon reste introuvable.

Hermès déclare qu’il faudrait peut-être fouiller l’intérieur de la cité.

— Même si on le croit à l’extérieur, il peut avoir rusé. C’est parfois dans l’œil du cyclone qu’on est le mieux protégé du vent, rappelle le dieu des Voyages.

La troupe se regroupe alors à la porte ouest de la cité. Les centaures entreprennent d’ouvrir une à une toutes les maisons et de les fouiller. Pour finalement dénicher Proudhon… dans sa propre villa, tapi sous son lit.

Les centaures le maîtrisent facilement et l’amènent, enchaîné, sur la place centrale. Sa toge est brûlée, son épaule saigne, il semble ahuri.

— Ce n’est pas moi, bredouille-t-il. Je suis innocent.

— Pourquoi t’es-tu caché, alors ? lance Sarah Bernhardt en prenant sa revanche sur ce dieu prédateur.

— Je dormais, lance-t-il, peu convaincant.

— Et c’est le tocsin qui t’a réveillé ? ajoute Voltaire avec ironie.

L’anarchiste est effrayé.

— Quand j’ai compris que vous me cherchiez, j’ai préféré me cacher, avoue-t-il.

Il a un petit sourire triste.

— C’est peut-être un vieux réflexe de ma dernière vie de mortel. J’ai peur de la police…

Athéna annonce qu’il va recevoir le châtiment de ses crimes.

— Je vous jure que je suis innocent ! s’insurge Proudhon.

Il a perdu sa morgue coutumière. Il dissimule sa blessure avec sa main. J’interviens.

— Il a droit à un procès ! dis-je.

Athéna a entendu, elle cherche qui, dans l’assemblée, s’est permis une telle remarque.

— Quelqu’un a dit quelque chose ?

Je me dégage de la foule.

— Il a droit à un procès, énoncé-je clairement.

Tous me regardent, incrédules.

Athéna me fait face, plus étonnée que contrariée.

— Mmmh… C’est vous qui avez inventé les tribunaux pour vos peuples, n’est-ce pas, Michael ?

Il y a un temps de flottement, quelques rumeurs.

— La justice indépendante du pouvoir est un progrès, il me semble. Tout être suspecté a le droit de se défendre. Proudhon a le droit d’être jugé non pas par un mais plusieurs individus.

Athéna éclate de rire, mais je continue de la fixer sans ciller.

— Très bien, puisque M. Pinson l’exige… Joseph Proudhon aura droit à son procès, annonce-t-elle avec un geste désinvolte. Ce soir avant le dîner, dans l’amphithéâtre à 18 heures. Cela nous fera un petit spectacle supplémentaire pour le week-end.

Le Souffle des Dieux
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